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Tournage du film "Mon dernier cadeau"

September 6, 2018

 

 

Je reviens dans cet article sur le tournage de mon dernier très court "Mon dernier cadeau", 

et sur ce que j'ai appris / expérimenté de nouveau sur ce tournage. En effet, a chaque fois que je tourne, j’expérimente de nouvelles choses, je projette de nouvelles idées et de nouvelles techniques a mettre en œuvre, bref, ça me fait beaucoup progresser. Particulièrement lorsqu'il s'agit d'un court comme "Mon dernier cadeau", tournage aux multiples scénettes dans des environnements différents. Je vais donc vous parler ici des "outils" que j'ai utilises sur ce tournage et les divers enseignements que je retire de ce tournage :

- Le gimbal électronique : sur ce tournage nous avons, pour la première fois, beaucoup utilisé un gimbal électronique : le Zhiyun Crane v2. Je dois dire qu'ayant eu une expérience peu concluante avec  les gimbal mécaniques ( long a étalonner et à maîtriser ) j'étais assez méfiant envers ces "engins miracle". Je ne sais pas ce que valent les nombreux gimbals concurrents, mais le Zhiyun Crane est juste incroyable : il est calibré en deux minutes montre en main, et après une heure d'utilisation vous le maîtrisez suffisamment pour faire des plans hyper fluides et pro. L'outil run'n'gun par excellence. Je considère maintenant cet outil comme indispensable pour tourner, d'autant plus si on a la possibilité de faire du monitoring wireless.

 

 

 


- Monitoring a la tablette : les Panasonic GH4/5 ( et maintenant GH5s ) permettent, grâce à l'application "Panasonic Image App", de piloter votre caméra a distance (en Wifi) tout en ayant un retour vidéo. Le pilotage a distance peut parfois être utile, mais c'est surtout la possibilité de faire du monitoring wireless qui m’intéressait. Il existe des moniteurs wireless "pro", mais le prix est plutôt prohibitif. Avec une tablette Android 10 pouces et l'image app de Panasonic, on peut avoir un monitoring temps réel a distance sans trop de lag. Deux problèmes : Le retour est limité en résolution (640x480), et sur l'image app l'interface de pilotage occupe une bonne partie de l’écran, il serait donc plus pratique d'avoir un retour full screen. J'ai trouvé une application qui permet d'avoir ce retour fullscreen : elle s'appelle

 Gmonitor.

 

 


- Nuit américaine : l'une des scènes du film se passe de nuit, et après avoir balayé l'idée d'un tournage réellement de nuit pour cause de planning, on a opté pour un tournage en nuit américaine. L'idée était d'avoir le moins d'ombres et de highlights possible au tournage, et ensuite de passer tout ca en mode "nuit" en post-prod. Pour les ombres, les nuages nous ont bien aidés : le ciel était uniformément gris le jour du tournage. J'avais prévu des diffuseurs et autre bloqueurs de lumière, mais je n'en ai pas eu besoin, grâce aux nuages. J'ai utilisé un filtre polarisant pour éviter aux maximum les "points chauds" sur l'images, et j'ai essayé d'exposer assez bas. Malgré toutes ces précautions, les tee-shirt blancs des deux acteurs m'ont donné bien des soucis a l’étalonnage : trop lumineux par rapport au décor, il aurait mieux valu des tee-shirts gris, ça aurait été beaucoup plus simple par la suite. J'ai fini par ajouter des lumières artificielles sous after effects pour donner l'illusion d'un éclairage de nuit : même si l'éclairage ne se voit que quelque fraction de secondes sur un plan, il renforce le réalisme de la scène.

 

 

 

 

 

- L'avant dernier plan du film est tourné sur un fond vert. C'est la première fois que je tournais une séquence sur fond vert. Nous avons utilisé un fond vert de type toile, et c'est vraiment pas simple a utiliser, il faut repasser un fond vert de plusieurs mètres carrés a chaque utilisation. Après il faut éclairer uniformément le fond vert, puis éclairer uniformément le/les comédiens, en l'occurrence comme dans la scène que l'on va mettre a la place du fond vert. Puis faire l'incrustation. C'est loin d’être simple si on veut un résultat de qualité.

 

 


- Eclairage led et gorilla pod : Ce n'est pas la première fois que j ai une scène d'intérieur a éclairer ou je n'ai pas accès à des prises électriques. Couloir d'immeuble, cave, etc... Les exemples sont nombreux. Le couloir d'immeuble représente cependant un double défi : pas d'électricité et un espace assez étroit pour ne pas pouvoir poser un pied d'éclairage. Comme il n'étais pas question de déplacer un générateur électrique pour une seule scène, j'ai décider d'éclairer la scène à l'aide de torches LED, qui présentent l'avantage de pouvoir fonctionner sur batterie. L'autre avantage de ces torches : elles sont petites et légères et on peut les accrocher un peu n'importe où. Encore faut avoir ce qu'il faut pour les accrocher et les suspendre. Les tuyaux de chauffage et aux barreaux du couloir paraissaient être des candidats idéaux. Après plusieurs essais avec du gaffeur et différentes autres accroches, j'ai trouvé que mon Gorillapod et mon Platypod étaient très utile pour ce genre d'utilisations.

 

 

 

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